Samedi 2 mai, départ de Gignac sous le soleil.

2" jour , pause de midi sur la place d'un village . Grosse sieste. Les biquets sont à  l'agonie.

3 mai, nuit à  Montarnaud.

Orage et pluie à partir de minuit  jusqu'au  lendemain soir. 

Un gentil cadeau m'attendait près de la tente au lever : un délicieux thé  à la menthe et des madeleines pour compléter la pochette surprise de la veille.

Merci Danielle!

 

 

 

7 mai 2026

Nous.marchons en direction d'Arles sur le chemin  de Compostelle à  travers les vignes et la garrigue. Comme nous sommes à contre sens nous croisons régulièrement  des pèlerins qui vont à  Saint Jacques...ou pas!

Rencontres fugaces et chaleureuses.

8 mai 

Nous marchons entre 10 et 12 km par jour. Aujourd'hui , à la  traversée d'un village , une dame nous arrête pour nous proposer une pause dans son jardin.  Après  un café  et un échange sur nos parcours de vie nous repartons avec des cadeaux. 

Merci Marie-Claude!

Dimanche 10 mai. 

Repos au camping à  Gallargues le.Montueux. Oui, oui, même avec les biquets!

Nous avons parcouru 90 km en 8 jours.

Repas de protéines vitaminées.

12 mai 2026....11° jour.

Nous avons parcouru 20km ce jour-là pour atteindre St Gilles et son camping car pas vraiment de possibilités de bivouac et surtout pas d'eau. Nous avons traversé des vergers à perte de vue(surtout cerisiers et abricotiers)..C'est  assez monotone et plat.

Avantage : on a pu faire plus de km que d'habitude

Inconvénient: j'ai des ampoules aux pieds

Avantage: pas besoin d'utiliser la lampe le soir pour préparer le parcours du lendemain 

Incovenient: c'est  pas pratique et ça ne marche pas vraiment...tant pis!

Il faudra attendre encore un peu pour les abricots

Shoot de vitamines.Fraises pour le 4 heures. J'ai  savouré les plus grosses, les biquets ont dévoré les plus petites.

Jeudi 14 mai...ARLES!

Arrivés à  Arles pour midi. Pause apéro et resto avant de visiter un peu.  On a réussi à  pousser jusqu'aux arènes mais tout ce monde stresse les biquets qui n'avancent pas.De plus nous sommes sans cesse arrêtés pour savoir comment s'appellent les biquets, leur race, le nom de leur coiffeur....dur dur de faire du tourisme avec 2 stars!

Arrivée sur Arles

Apéro!!!!

Vendredi 15 mai.

Marche de 14km avec un long arrêt  à  Fontvieille. Achats au marché puis visite du moulin de Daudet. Petite pointe de nostalgie, j'ai  craqué  pour " les lettres de mon moulin ". Ça me fera de la lecture le soir.

Nous avons fini au camping de la chapelle St Gabriel. J'avais  envie d'une douche et besoin de recharger le téléphone.

C'était les saints de glace....j'ai  eu froid toute la nuit malgré  mon super duvet.

 

Cueillette le long du chemin: thym, romarin et aïl.

Dimanche 17 mai

Visite des Baux de Provence de bonne heure avant   la foule. l'arrivée  sur le village vaut  déjà  le détour.  Mélange de roche et de pin, sans parler du parfum de jasmin qui flotte dans l'air dès les premiers rayons du soleil. 

Je me suis offert un billet pour les carrières  de lumière. C'est  la projection en musique pendant près d'une heure d'œuvres de Picasso et de Frida Kahlo sur les parois de plusieurs  mètres de haut d'une ancienne carrière. Un peu de culture ça me change des crottes de biques!

Les biquets marchent en plein milieu de la route...on s'en fout, ce sont des stars oui ou non?

J'ai  fait d'autres photos  que je mettrai dans la galerie  plus tard.

Lundi 18 mai   REPOS!

Nous sommes partis depuis 17 jours et avons parcouru 193 kilomètres . Les biquets marchent mieux que ce que j'avais imaginé. 

Nous avons passé 2 nuits au milieu des oliviers de Vincent qui nous a aussi apporté  un bidon de 5 litres d'eau  et une lampe solaire...j'ai  picolé toute la nuit!

Je considère cette journée  comme du repos car nous n'avons pas marché  mais nous sommes allés au village de Maussane faire des courses, et j'ai  fait la lessive.

J'ai  cuisiné aussi: poulet à la crème et aux champignons à midi, ratatouille le soir parfumée aux herbes de Provence biensûr. Ça m'a  changé  du saucisson( certes de taureau) et du fromage(certes local).

 Les biquets ont fait plein de bêtises.  Ils se sont battus à  côté  de la tente et ont tordu un arceau. Yink a mangé  tout le pain pendant que je chassait Yank qui voulait manger les grenadiers du champ voisin. Il a aussi avalé la moitié de mon savon; j'attends de voir.la couleur des prochaines crottes.

 

Salade, poulet et champignons à la crème et dessert au chocolat.

Samedi 23 mai 2026

Cette semaine nous avons traversé les Alpilles un peu par la montagne, un peu par la vallée . Il a fait chaud et les points d'eau en dehors des villages sont rares. Pas moyen de cuisiner car le risque d'incendie est omniprésent.

 Nous avons dormi dans une grotte et dans un château. Hier soir , grande folie, nous avons été accueillis à  la Roseliière, gîte communal de Mérindol . Un bon lit pour moi et tout un jardin pour les biquets.

Une douche aussi!!!! J'ai fait le décompte....pour l'instant  j'ai  bu plus de bières que je n'ai  pris de douches! (Même pas mal)

Ambiance conviviale au dîner avec des cyclistes savoyards et allemands, un motard lyonnais. un randonneur hollandais et Stéphane qui gère le lieu avec humour et efficacité.

Nous sommes partis ce matin à l'assaut du Luberon  via un GR en direction  de Lourmarin....mais il fait vraiment trop chaud .ça monte, ça descend et ça remonte et ça redescend.... La réserve d'eau s'est évaporée en un clin d'œil. Les biquets allaient d'un arbre à  l'autre  en quête de température supportable. Les prochains jours  s'annoncent caniculaires. Je pense que nous marcherons tôt le matin, tard le soir et nous ferons la sieste à l'ombre entre les 2.

Un lit troglodyte à baldaquin!

Dîner et petit déjeuner offert à  Lamanon.

Merci Patrick!

Photo de famille avant de quitter  le gîte de la Roselière.

mardi 26 mai 2026

J'ai  mis mon plan canicule à exécution:

Lever vers 5h, départ avant 7h. Il me faut entre 1h30 et 2h pour "décamper". D'abord un mini brin de toilette avec 10cl d'eau, enlever la gouttière, mettre les prothèses  auditives, chausser les binocles....mémé Lolo est prête pour une nouvelle journée.                          Plier la tente, organiser les sacoches et équilibrer le poids en fonction de la météo, de la réserve d'eau... reste plus qu'à  bâter les biquets. Les charger me prend environ un quart d'heure à condition que Yank soit motivé.  Sinon j'ai  droit à  un petit échauffement ; je lui cours après en brandissant un rouleau à  pâtisserie et en le traitant de tous les noms d'oiseaux. Heu non, en fait ça ne marche pas. Je l'ignore , m'occupant de Yink et ce filou revient....Jalousie quand tu nous tiens!

Nous avons atteint Apt alternant petites routes et chemins de "montagne" . Pelat de Buoux à 892m , s'il vous plait!

Au fond le mont Ventoux

Humour provençal!

Mercredi 27 mai  26°jour    REPOS 

Nous avons parcouru 307 km. Nous sommes au Lubéa, petit camping super calme à 3 km d'Apt, sur ses hauteurs. Accueil très  chaleureux.  J'ai  à disposition, sous une tonnelle, une table et des bancs juste à côté  de la tente. C'est  parfait

En faisant la planche ce matin dans la piscine, je philosophais sur les vertus de la vie en tente. 

A la base, je ne suis pas fan. Je trouve que c'est inconfortable et que tout est compliqué (la cuisine, la vaisselle, la lessive, l'hygiène  corporelle). Tout en barbottant aux premiers rayons du soleil, j'ai  réalisé que c'était  quand même  chouette de voyager avec sa maison sur le dos(des biquets) , de dormir dans la nature, d'être bercée par d'insupportables grenouilles et d'être réveillée par des oiseaux bavards. Mais le plus intéressant finalement  c'est  le côté physique: le matin tu t'habilles à  genoux, tu vas chercher derrière  toi à droite le T-shirt (assouplissement des dorsaux , réveil de la colonne) ah non, il est à gauche (assouplissement de l'autre  côté) puis tu fais le pont pour enfiler  le pantalon (contraction des abdos) et tu reviens à 4 pattes pour plier le duvet et le matelas(réveil du bassin)Le top dans tout ça c'est  quand tu sors de la tente. Tu as les pieds déjà  dehors, les fesses à la même hauteur et tu dois te relever en passant par une ouverture d'1 m2.(contraction polymusculaire, penser à  respirer). Et voilà  tu as déjà  une séance de pilate gratis. Le soir tu remets ça. Je comprends  pourquoi  le matériel de camping s'achète dans les magasins de sport!!!!!

Bon, je vais me sécher sur un transat...ça m'a  fatigué le cerveau!

J'ai  essayé  de peigner le biquet blanc mais je me suis cassé les dents.

Vendredi 28 mai 2026

Partis tôt le matin avec l'objectif de visiter le colorado provençal à Rustrel. C'est  une ancienne carrière  d'ocres. La terre est blanche ou jaune ou orange voire rouge. C'est  magnifique. J'ai  appris qu'au début on ne s'en servait pas que pour teinter les enduits dans le bâtiment. Ajoutés au caoutchouc  naturel, ils lui donnaient de la souplesse et de la résistance dans les joints des bocaux par exemple ou les tétines de biberons. Rien que pour cette info, je ne regrette pas le détour ;)

 

Samedi 30 mai

Nous avons eu de la pluie et de l'orage ces deux dernières  nuits. Le chemin ce matin était étroit , un mono trace où  tu n'as que la largeur de tes chaussures et, de chaque côté, des brins d'herbe perlés de gouttes de pluie qui font comme une haie d'honneur à  tes petits pieds. A ton passage, les gouttelettes tombent sur tes chaussures de trail pas étanches. Sachant que  chaque brin d'herbe largue cinq à dix gouttes et que 20 gouttes font 1 ml, au bout de 1000 pas soit 1 km tu te retrouves avec 1 litre dans chaque godasse!                                                                                           Les chaussures avec lesquelles je marche actuellement étaient vendues comme non imperméables...je valide! L'avantage c'est  qu'elles sèchent vite,  donc tout va bien.

 

Arrêt au village de Viens entre Rustrel et Valsainte.

Dimanche 31 mai

En partant ce matin nous avons croisé un petit sanglier qui rentrait se coucher. Il rasait les haies l'oreille basse et le pas léger. Il avait tout de l'ado fêtard qui essaie de rentrer discrètement alors qu'il  a largement  dépassé l'heure de retour autorisée.

Ce soir nous dormons à  Forcalquier .  Alors que nous étions assis tous les 3 au bord du chemin, à l'ombre, ne sachant pas où  bivouaquer, un monsieur est arrivé  en voiture. Il nous a invité  à  camper sur son terrain 200m plus loin.  Citadin, c'est  son petit bout de campagne  avec un abri, un jardin, de l'eau, des cerisiers.   "Servez-vous , mettez vous dans le cabanon s'il y a de l'orage et remettez la clé  ici en partant demain.."

Merci Yves!!!!

Voilà  1 mois que nous marchons. Nous avons parcouru 365 km , de Gignac à Forcalquier.                                           Je reconnais maintenant le cri du faisan, l"aboiement du chevreuil et la crotte de sanglier.  Les biquets vont bien, mes ampoules sont guéries. J'ai  juste une tension dans l'épaule gauche qui m'oblige à poser le sac toutes les heures.

 

Lundi 1°juin 2026

Nous sommes arrivés chez  la maman de Caroline, une amie de Haute-Savoie qui habite un petit village à  5 km de Forcalquier par la route mais 10 par les chemins qui évitent la route.

Douche, lessive, clafoutis aux cerises du jardin, bière fraîche...la fête.

Merci Annie!

Mercredi 3 juin

Mon frère  et ma belle-sœur m'ont amené  mon van.               Petit tour au lac d'Esparron tous les 3 (et les biquets, évidemment!)

Jeudi 4 juin

Pour célébrer  ce premier  mois de marche je me suis offert un vol en montgolfière. Très  belle expérience.  Départ à 5heures du matin pour profiter du lever du soleil. 

Vendredi 5 juin

Nous voilà  repartis, direction le Verdon. Avant, il nous fallait enjamber la Durance, une autoroute et un canal. Le pont entre la Brillane et Oraison permet cela. Sauf qu'il est très  circulant et bordé par deux petits trottoirs très  étroits pour des biquets et leurs bagages. Les 300m m'ont paru interminables. Juste à la fin, un gros camion nous a frôlés. Yink  et Yank ont sauté dans le fossé me bousculant dans leur élan...ils ont poussé mémé Lolo dans les orties!!!!

Nous avons ensuite marché deux jours sur le plateau de Valensole entre les champs de lavande, de sauge médicinale, de céréales. Jolie palette de couleurs mais il faisait très  chaud avec peu d'ombre et j'avais hâte  de me frotter à  plus de relief.

Dimanche 7 juin

Lac de Sainte Croix et camping "Le Moulin" pour une bonne douche . Je suis toujours surprise qu'on m'accepte avec les biquets. Jusque-là  je n'ai  eu que deux refus.                       Le lendemain  nous sommes montés à  Moustier. J'avoue avoir été déçue  par le village et la poterie....brrrr, pas mon style!

Mardi 9 juin

LE VERDON 

Avant de plonger dans les gorges du Verdon, grosse journée  avec presque 1000m de montée ...qu'il faudra redescendre demain de l'autre côté.  Il faisait encore rès chaud et l'eau était rare.                                                     Bivouac au sommet pour profiter du coucher de soleil sur le lac de Sainte Croix. Je n'ai  pas planté la tente. J'ai  juste gonflé le matelas,  je me suis emmitouflée dans mon duvet, la capuche bien serrée et, un biquet allongé de chaque côté, j'ai regarder les étoiles s'allumer une à une.

Jeudi 11 juin

Les gorges du Verdon par le sentier Blanc-Martel.

Sentier magnifique et exigeant qui chemine le long de la rivière, la surplombant souvent et la touchant parfois. 10 km jalonnés de marches naturelles ou taillées dans la roche, d'escaliers métalliques et de tunnels.

Des escaliers métalliques avec des boucs?!!

Au niveau de l'étroite et vertigineuse brèche Imbert tu tombes sur 280 marches à  descendre. Pas assez larges pour un biquet avec ses sacoches. Tu enlèves les sacoches, tu leur laisses les bâts. Tu attaches Yink à  Yank, tu tiens Yank à la longe et tu descends tranquillement en arrière. Tout va bien. Après  la première volée de marche, le biquet noir réalise que c'est  quand même  un peu raide, il se bloque et tire en arrière  le biquet blanc que toi tu tires en avant. Et là, les 2 se coincent l'un contre l'autre  comme 2 saucisses dans un hot-dog et se figent. Tu lis une pointe de panique dans les pupilles dilatées et tu pries pour que ton sang reste froid . Encore 250 marches et pas question de faire demi-tour.                                                                   Alors tu enlèves les bàts, tu les attaches à la rambarde avec le biquet noir. Tu descends tout en bas relax avec le biquet blanc, tu remontes et tu redescends avec le biquet noir. Tu remontes et tu redescends avec une paire de sacoches à  bout de bras (un peu comme 2 packs de bouteilles d'1 litre d'eau), tu remontes et tu redescends avec l'autre paire de sacoches, tu remontes et tu redescends avec les bâts.      Et voilà, une séance de steps gratis!

Tu descends....

...et tu remontes.

Après  la sortie des gorges, nous avons lézardé à Rougon, dégusté une glace et fait le plein d'eau pour le bivouac sur le plateau de Suech à 1200m.

Le lieu était  paisible. Le soleil s 'était déjà caché derrière la montagne. Yink et Yank s'étaient installés pour la nuit quand tout au fond du plateau sont arrivés  le berger, ses 300 chèvres et brebis ainsi que ses 8 patous!                       Nous étions à plus de 500m du parc mais les biquets ont bien flairé les 8 clones de Belle (sans Sébastien) et ils se sont sauvé  sur la crête. Trop tard pour les.rattraper, dans une demie-heure il ferait nuit noire.  En sirotant une bière  avec le berger j'ai appris qu'il y avait des loups dans le secteur. Oups, mes 2 biquets allaient-ils rejouer la chèvre de Mr Seguin?                                                                      Affaire à suivre....

Vendredi 12 juin.

Lorsque je me suis levée à 5heures je n'ai  pas vu de vautours tournoyer dans le ciel. J'ai  retrouvé  mes 2 fugueurs et nous sommes partis pour Castellane.                 

Arrivés tôt dans ce charmant village  j'ai  pu faire des courses alimentaires, acheter une deuxième  batterie externe et un cordon adapté  à  mon nouveau panneau solaire. J"aurai maintenant  plus d'autonomie pour le téléphone et le GPS.

Accueil très  chaleureux au camping "la ferme de Castellane " avec ses petites maisons de contes de fées.

Samedi 13 juin 2026

Notre prochain objectif  étant Gap, j'avais plusieurs options. J'ai  abandonné  idée de passer par le col d'Allos à cause de l'altitude(nuits froides et peu de nourriture  pour les biquets). J'ai  opté pour la route Napoléon à pied jusqu'à  Digne les bains. "Très bon choix, madame!"          Sentier varié et exigeant avec des ravins profonds, des traversées de forêts peuplées de feuillus et de pins; buffet à volonté pour Yink et Yank et bonne odeur de pin chaud.

Petit shoot de vitamines en guise de collation 

Mercredi 17 juin   Arrivée à  Digne les bains.

J'avais besoin de faire de la lessive, de prendre une douche et de me ravitailler donc camping et courses.                  Nous sommes à  15mn à pied des thermes spécialisés dans le traitement des pathologies ORL et ....des rhumatismes. Le camping était plein de curistes,  moyenne d'âge  70 ans , mais que l'on se rassure, ils ne rampent pas pour se faufiler dans leurs tentes. Beaucoup  viennent en camping-car certains même avec une remorque pour la voiture.

Les biquets ont été l'attraction de la soirée. J'ai  récolté des adresses de points de chute qui ne sont pas du tout sur mon parcours mais pourquoi  pas.

Digne les bains, préfecture des Alpes de Haute Provence au carrefour entre 3 vallées. 

Vendredi  19 juin 

Nous suivons maintenant les balises de la grande traversée  des préalpes.  Je voulais du relief, nous sommes servis. 1000m de montée hier, 671 aujourd'hui qu'il a fallu biensûr  redescendre. Les ruisseaux  sont à sec mais c'est un  vrai bonheur de voir le petit rond bleu sur la carte se transformer en une source d'eau fraîche  et limpide sur le terrain. 

Hier nous avons fini sous un orage que je n'avais pas vu venir. Pas d'abri immédiat, donc douche et rinçage sans lessive pour le même prix.                                                                                                Aujourd'hui nous nous sommes "pausés" 4heures  au bord d'un joli ruisseau. Je me suis même  baignée!!! (Pour info., mémé Lolo déteste l'eau froide.)

En fin de journée, il a fallu traverser une rivière.  Le gué a été fracassé lors d'un orage...

la passerelle semblait sortir d'un film d'horreur...

Là tu comprends qu'il va falloir te jeter à  l'eau mais tu te souviens qu'en avril  tu as marché sur le feu donc rien ne t'arrête.                                           Tu troques tes chaussures de rando. contre tes sandales "waterproof", tu attaches les biquets à un arbre, tu traverses la rivière sans nager parce qu'au maximum il y a 15 cm de profondeur. Tu poses ton sac, tu retournes sur l'autre rive chercher le biquet blanc tout seul car tu as retenu la leçon de la brèche Imbert dans les gorges du Verdon. Tu le fais traverser et ça se passe très bien. Tu attaches le biquet blanc, tu retournes sur l'autre rive chercher le biquet noir qui aime encore moins l'eau froide que mémé Lolo.Tu fais une prière pour qu'il ne se débatte pas et ne te fasse pas tomber dans l'eau et ton vœu est exaucé. MAGIQUE!

Samedi 20 juin....J50!

Toujours  sur la route Napoléon à pied, j'espérais  savourer une bière  fraîche  en fin de journée  à Châteaufort pour célébrer  ce 50 ° jour d'itinérance dans ce minuscule village de 10 habitants.  Je n'ai rencontré qu'une vielle dame sortie de nulle part, mi-curieuse, mi-suspicieuse. Au cours de la conversation je lui fais part de mon vœux et 10 mn plus tard elle esr revienue avec une bière brassée à 100 m du village....

Demande et tu recevras.

Merci Bernadette! (Petit clin d'œil de ma mère qui s'appelait aussi Bernadette?)

J 50, une bière  locale et un bisou de Yink.

Dimanche 21 juin

Il a fait encore très  très chaud.

J'ai  récupéré Yink et Yank qui étaient remontés à  Châteaufort en début de soirée et nous avons marché jusqu'à  midi. Arrêt de 5 heures à l 'unique bar et lieu vivant le dimanche dans ce petit village de la Motte du Caire. On y trouve des cyclistes desséchés, des motards assoiffés, des villageois en quête de contact humain...

"Par pitié, laisse nous dormir"

Après  les champs de lavande nous slalomons maintenant  entre des fruitiés (surtout pommiers et poiriers). La tentation est forte pour les biquets, la négociation est âpre. La prochaine fois nous irons dans le désert...

Les arbres sont recouverts d'un filet pour échapper à  la grêle tant redoutée.

Mercredi 24 juin

 Nous marchons tôt le matin puis un peu le soir après  l'orage. Nous approchons du prochain point de chute, Chabottes à une vingtaine de kilomètres de Gap, chez Serge et Karine, des amis de mon frère. 

A l'abri pendant l'orage...

Il fût un temps où le Gapençais était un grand lac!!!

Nous avons évité le cœur de Gap et ce soir nous sommes à  la frontière  entre zone rurale et artisanale. J'ai  avisé un dernier champ fauché avant les parkings bétonnés. Je suis allée voir l'agriculteur  le plus proche pour demander  l'autorisation d'y  monter ma tente quelques heures avec les biquets.                                                                           Accueil glacial (il est éleveur de bovins), bras croisés  serrés contre le torse, position de 3/4. Je me suis demandé  un instant si c'était  mon manque de douche qui l'agressait à ce point mais je pense que c'était surtout mon parfum caprin. "Ça bouffe tout ces machins là" a-t-il laissé échapper  entre ses dents sérrées, le regard assassin vers mes 2 gentils biquets.

J'ai eu l'accord, demain il fera jour.

 

Dimanche 28 juin

Nous avons passé  3 jours logés, nourris, blanchis à  Chabottes, non loin de Gap chez des amis de mon frère, Serge et  Karine. Eleveurs de porcs, passionnés par leur activité agricole, ils m'ont fait  découvrir leur quotidien: les cochons biensûr mais aussi des veaux tout poilus, des ânes qui font la brouette, des poules qui font des œufs et des canes avec leurs petits, sans oublier les salades fraîches et tous les légumes qui seront mis en bocaux pour l'hiver.

MILLE  MERCIS pour leur gentillesse et leur humour.

Lundi 29 juin

Objectif pour les 10 jours à  venir: Briançon. 

Premier arrêt, la cabane de Faudon indiquée par Harmony que nous avons rencontrés lors de la pause à la mi-journée.

Nous sommes arrivés  juste avant l'orage.

Cabane non gardée. 4 lits superposés ,1 table et des bancs 1 poêle et du bois...un petit palais!

Mardi 30 juin

Laurent nous a rejoint en milieu  de journée pour 3 jours.

Pause casse-croûte à la station de Réaĺlon

Au mois de juin nous avons parcouru 365 km , pile poil comme en mai, donc 730 km en tout.

Je reconnais maintenant la carline à feuille d'acanthe, j'ai découvert le triticale, je sais que le renard hiverne et que la marmotte hiberne. J'ai  vu 2 chevreuils, 1 chamois et 1 lézard ocelé, j'ai souvent été saluée par le coucou en entrant dans la forêt . 

J'ai été piquée par 1 tique, 2 guèpes et 100 moustiques!

C'est un vrai bonheur  de voir la végétation changer progressivement. Depuis que nous sommes dans les Hautes -Alpes il y a de l'eau partout. Elle chuchote dans les jets d'arrosage, murmure dans les champs, vocalise dans les fontaines et chante à tue-tête dans les torrents et les cascades .

C'est aussi beaucoup plus pratique pour se laver et faire de la lessive.

Le lac de Serre-Ponçon

Mardi 7 juillet... objectif Briançon  atteint dans la matinée!

Grâce à "'facebouc " j'ai trouvé un "boucsitter" en la personne du directeur d'un centre de vacances adjacent à la gare.

Merci  Christophe.

J'ai pu ainsi prendre une douche puis le train jusqu'à  Gap pour récupérer ma voiture chez Serge et Karine à Chabottes.

Mémé Lolo a même fait du pouce pour couvrir les 20 km entre Gap et Chabottes...nostalgie quand tu nous tiens!

Le fort de Briançon 

Samedi 11 juillet 2026

Nous avons quitté Briançon l'avant veille au soir pour éviter la circulation en ville la journée. Le temps est devenu orageux mais nous avons pu nous mettre à l'abri à chaque fois. Le mercure a chuté brutalement. Tu passes du mode jupette-débardeur à  pantalon-T-shirt long-polaire-coupe-vent-doudoune-sans-manche en un claquement d'orage.

Pendant une des pauses forcées j'ai "réparé" mes lunettes, tombées sous la patte d'un biquet. La monture s'est cassée sur un côté et le verre est parti. Je les ai portées quand même pour voir et j'ai  vu!                            J'ai vu 2 images se superposer, une grande nette et une plus petite floue. Et là mon estomac a  envoyé un message très  clair à mon cerveau: "arrête l'expérience tout de suite ou je renvoie les tranches de saucisson, la compote et même les petites fraises des bois".

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J'ai collé une bande de stéristeap, c'est  pile poil la largeur de la monture et ça tient! Hé hé...mémé Lolo a plus d'un tour dans sa trousse de secours.

Col du Granon par oú passent régulièrement les cyclistes du tour de France .

Lundi 13 juillet

Après  Névache nous avons remonté toute la vallée de la Clarée afin d 'éviter de traverser le parc de la Vanoise interdit aux biquets. Je suis très  satisfaite de ce choix. La vallée  est magnifique. J'ai vu des marmottes.

Nous avons dormi dans un camping plein de campeurs- randonneurs. Les biquets ont eu du succès et moi j'ai  reçu  des adresses et des cadeaux. 

Merci Sylvie

Bivouac près du lac rond.

Mardi 14 juillet

La veille nous avons quitté  les Hautes Alpes et plongé en Savoie...ça sent la maison!

En arrivant à  Valmeinier, un monsieur qui arrosait son jardin est venu discuter avec moi, intrigué par notre équipage. De fil en aiguille il nous a trouvé une place pour la tente et les biquets dans le jardin de ses voisins et un jardin clos en demi-friche autour de la maison de ses parents près  de Saint Michel de Maurienne pour le lendemain....ne demande pas et tu reçois quand même!

Merci Franck et ses voisins.

Les biquets font du ski

J' ai garé les biquets vers 11heures à Saint Martin d'Arc et j'étais de retour de Briançon avec la voiture vers 17heures. Deuxième épisode de la série "Mémé Lolo fait du pouce".                                                                                                                                                      J'ai chargé les biquets dans la voiture et nous sommes allé dormir au bord du lac du Mont Cenis

 

Jeudi 16 juillet 2026

Après  la journée  de repos d'hier à jouer à cache-cache avec les orages, nous sommes repartis en direction de la Tarentaise et du Beaufortain. Saint Michel de Maurienne était un point stratégique pour traverser l'autoroute, l'Arc et la voie de chemin de fer. 1400m de montée. 

Bivouac près  d'une table de pique-nique, seul endroit un peu plat et à l'écart des eaux d'écoulement de l'orage  à  venir. Le vent a chahuté la tente dans tous les sens au milieu  de la nuit.

Produit de saison, local, bio, directement du producteur au consommateur.

Dimanche 19 juillet

Nous avons passé 3 jours de montagnes russes dans les vallées de Belleville à traverser les grandes stations de ski de Maurienne. Paysages sans doute féeriques en hiver mais décevant en été.                        J'ai  tracé ma route en sélectionnant des chemins noirs sur la carte mais certains sont maintenant réservés au vélos qui dévalent les pentes, d'autres sont barrés par des parcs à vaches sans "porte" pour les randonneurs. Le plus difficile pour Yink et Yank est de passer sous les télécabines en fonctionnement. L'ombre des bennes qui leur fonce dessus les affole et ils courent se cacher dans les buissons. Serait-ce des souvenirs préhistoriques, à l'époque où les méchants "bennosaures" volants attaquaient les pauvres "boucosaures"?

 

Coucher de soleil au col de Jean

Lundi 20 juillet

Arrivée sur Moûtiers

 

Après Brides les Bains et Feissons sur Salins nous sommes descendus  faire des courses à Moûtiers. J'avais besoin de vivres, d'une cartouche de gaz et d'une nouvelle corde. J'avais perdu une des deux longes et la seconde était très sale ... elle sentait carrément le bouc!

Les 700 m de descente dans la forêt étaient semés d'embûches, d'arbres couchés sur le chemin à enjamber ou à contourner.           Yink  s'arrêtait souvent et rouspétait. En arrivant à Moutier j'ai remarqué qu'il boitait un peu. Il s'était retourné un morceau d'ongle sur un pied . N'ayant pas de pince pour le tailler, je l'ai remis en place et maintenu avec une bande.

Il faisait très chaud (plus de 30°) à Moûtiers. Nous avons attendu que la température devienne plus supportable en siestant à l'ombre puis nous sommes remontés jusqu'au Breuil où j'avais repéré un petit lac . L'espace autour du plan d'eau était bien aménagé mais interdit au bivouac...déception.                     C'est alors qu'une bonne fée s'approche et te propose un bout de son jardin pour la tente et les biquets, près de la maisonnette qu'elle occupe en été.  Puis d'un coup de baguette magique tu te retrouves à dîner avec la fée au clair de lune, avant de te doucher et de te glisser dans un lit douillet.

 Soirée magique, merci Annie!

Mercredi 22 juillet

Yink boite un peu plus chaque jour. Je commence à calculer le chemin le plus court pour consulter un vétérinaire mais nous sommes loin de tout et le réseau est très  instable. Difficile de prendre un rendez vous dans ces conditions.   

   Nous sommes maintenant  dans le Beaufortain...pays du Beaufort. Qui dit fromage dit vaches, beaucoup de vaches. Qui dit vaches dit parcs à  traverser.                        Vers midi, peu avant le refuge de la coite , une centaine  de bovins sur notre chemin. Heureusement  le vacher est là  et les regroupe vers le bas.Tu te dis que les dieux sont avec toi et tu fais entrer les biquets dans le parc.Tout va bien jusqu'à  ce que tu vois le gardien partir dans son 4x4 et que tu comprends que pour sortir de ce piège  il faudra passer tout près  des bêtes dont un taureau long comme un jour sans pain.Tu accélères sans en avoir l"air , les biquets dans le rythme bien collés à toi. Tu respires, tu te détends, tu choisis le passage oû il y en a peu, le fil n"est plus qu'à quelques mètres . Plus tu approches et plus tu entends les cloches s'agiter et se regrouper autour des biquets qui te quittent pour  remonter dans la pente ,les carillons à leurs trousses..Tu aimerais bien que les dieux partis déjeuner avalent leur café rapidos et  te sortent de ce mauvais pas. Le temps s'arrête  et tu te retrouves devant cinquante vaches alignées face à  toi mais tu es de l'autre côté  de l'enclos avec Yink et Yank. OUF!!!! Un randonneur témoin de la scène a levé le fil juste à  temps. Mémé Lolo ne regardera plus les meules de Beaufort du même œil!

 

Vendredi 24 juillet

Hier matin yink boitait vraiment  trop . J'ai  abandonné l'idée  d'aller jusqu'à  Beaufort à pied. J'ai  laissé  les biquets sur le parking au bout de la piste qui longe le barrage de Roselend et je suis allée  en marchant puis en auto-stop puis en train récupérer  ma voiture à Saint Martin  d'Arc et nous avons passé la nuit à Saint Gervais chez une amie.

Merci Marie-Ange!

Ce matin emploi du temps efficace:                                         8 h15  pédicure pour m'enlever un cor douloureux                   9h       achat d'une monture pour mes lunettes                        9h45    verres retaillés par l'opticien aux dimensions de la nouvelle  monture ...lunettes opérationnelles                      10h30  rendez vous chez le vétérinaire pour Yink.Ce n'est pas le pied qui le fait boiter mais une douleur musculaire ou tendineuse plutôt au niveau de l'épaule. Anti-inflammatoire et repos....pour tout le monde.

 

Samedi 25 juillet

Nous avons migré à Passy chez des amis de très longue date. Accueillis comme des princes et princesse pour 3 nuits.

Merci Brigitte, merci Marco!

Super déjeuner au jardin des cimes.

Mardi 28 juillet

Laurent nous a ramenés  hier (grand merci à  lui) au bord du barrage de Roselend non loin de là où nous nous sommes arrêtés il y a 5 jours. Reprise en douceur : 4 km et 200m de montée. Yink boitait encore un peu dans les descentes. J'ai allégé ses sacoches en transférant des affaires dans mon sac qui me paraît  bien lourd. Bientôt  Mémé Lolo sera le sherpa du biquet!

Bivouac au dessus du lac de la Gittaz

Ce matin, jolie montée  au col du Bonhomme  mais longue et surtout mouvementée. Un hélicoptère était à la recherche d'une randonneuse, inutilement. Elle avait changé son itinéraire sans prévenir le refuge qui l'attendait la veille au soir . Pour un "bicosaure"un "hélicosaure" c'est  aussi effrayant qu'un "bennosaure".

Au col du Bonhomme nous retrouvons le GR 5 qui traverse les Alpes du lac Léman à la Méditerranée mais aussi le fameux tour du Mont-Blanc. Adieu solitude et calme des montagnes.  Il y a un flot permanent de marcheurs à  croiser. En fait ce sont des téléphones-appareils-photos sur 2 jambes, coiffés d'un chapeau  de soleil qui m'agressent. Je sais pertinemment que l'objet à capturer n'est pas moi mais le biquet blanc que je tire avec peine au bout de sa longe ou le biquet noir qui suit en boitillant de la patte  et en grignotant des dents, mais ça m'agresse et ça m'énerve terriblement. Mémé Lolo  ronchon....

 

Mercredi 29 juillet

Dès que possible nous avons suivi un chemin parallèle au GR tour du Mont-Blanc  pour échapper aux paparazzis. Nous y avons trouvé du calme, de la fraîcheur... et des chanterelles!

Jeudi 30 juillet

Journée  face au Mont-Blanc        MAISON!!!!

François(un ami d'enfance) nous a rejoints au Champel et nous avons cheminé ensemble jusqu'à  Servoz.

Grosse journée de marche avec plus de 1000m de montées , 1500 descentes tout en papotant et une dernière grimpette parsemée d'embûches: prunes, petites pommes, haies de charmilles....apéro festif pour les biquets mais moi j'avais hâte d'arriver chez mes amis   Bernard et Régine. 

Merci à eux pour la bière fraîche  dans un joli verre,  le champ de ronces pour les biquets, le dîner éclairé par des vieilles lampes à  pétrole, la lessive en 38 minutes, le lit confortable, la salle de bain. Ces temps-ci, mon ratio douche-bière est preque de 1 pour 1!

Vendredi  31 juillet.

Juillet s'achève.  3 mois que nous naviguons entre ciel et terre, sous le soleil et la lune. 1038 km au compteur.

J'ai beaucoup aimé les Hautes-Alpes, mes Alpes natales avec l'accent chantant du Sud.                            J'ai vu plein de  marmottes, une famille de loirs, un renard.... J'ai   perdu mes lunettes de soleil(elles serviront à quelqu'un  d'autre) 5 mètres de corde (j'en ai racheté 10), 9 kilos ( le Père Noël me les ramènera sans doute).

Samedi 1er  août 

Quand je vois le Mont-Blanc je me sens à la maison et quand je suis en Ayères je me sens dans mon salon. Depuis mon enfance j'ai  arpenté les chemins de la chaine des Fiz plus de 100 fois à pied, en ski de fond, à vélo, en marchant ou en courant, aux quatre saisons . Le 1er août  nous  somme.allés  des Ayères au lac d'Anterne avec Ĺaurence et Régis, des voisins..Pique-nique de première classe .

 

Merci Ŕégis.et.Lairence

Dimanche 2 août 

Journée  difficile. Dès le départ du bivouac, en dessous du refuge Alfred Wills nous avons croisé  des randonneurs photographes. Le chemin était souvent étroit . Les biquets n'avançait pas et les gens m'arrêtaient sans cesse. Nous avons mis 2 heures à  descendre une portion notée 40 mn Grrrrr!   En fin de journée, un dernier  obstacle comme on les aime: un bel escalier bien raide.

La journée a été sauvée par 2 belles cascades.

Mardi 4 août 

La veille nous sommes passés  par Samoens pour le ravitaillement. Le commerçant m'a offert un croissant  ainsi que des carottes  pour les biquets...la fête!

Ce mardi l'objectif était d'arriver à  Morzine en fin de.matinée, d'aller à  la piscine me doucher puis d'aller chercher ma voiture à Chedde.

Ici, nous sommes au pays de l'abondance. Qui dit fromage dit vaches . Cette fois elles étaient moins nombreuses et sans cloche mais quand même. Tu sens tout le troupeau à deux mètres derrière  toi, le souffle rauque des dix premières, le pas lourd qui s'allonge au fur et à  mesure que tu accélères. La  sortie est matérialisée par deux barres fines horizontales un peu comme une porte de saloon mais juste deux barres face à  face à  un mètre du sol , que tu pousses très  facilement et qui reviennet toutes seules à leur place . Les biquets passent et tu te dis que les bovins vont s'engouffrer dans le passage , mêêê pas du tout. Ils sont restés sagement derrière  ces deux petites barres de rien du tout. Exemple parfait  de la puissance des croyanes limitantes.

 

 

A midi j'ai mangé  une délicieuse pizza et à 14h j'étais propre . Le patron du restaurant habite à  100m. Il  m'a  proposé  la douche  de l'appartement  inoccupé  sous la maison de ses parents et un bout de jardin pour les biquets le temps que j'aille récupérer  mon véhicule. 

Merci Jean-Pascal!

Nous avons dormi sur un parking aux Gets, tous les 3 dans le Jumpy car il y a eu un violent orage en début de soirée. 

J'ai installé  une couchette à l'arrière et mis de la paille pour Yink et Yank dans le reste de l'espace. Lorsqu'ils sont debout  leur tête arrive au niveau de la couchette. Ils  ont ruminé dans mes oreilles toute la nuit. On aurait dit une salle de ciné mangeant du pop corn..On a eu très  chaud aussi. Je ne pensais pas qu'ils pouvaient dégager une telle chaleur.Je retiens l'idée pour le prochain Noël ;une crêche version Mémé Lolo et ses biquets. .

Vendredi 7 août 

 

J'ai récupéré ma voiture pour aller voir ma fille, Bertille,  près  de Saint Julien en Genevois. Nous avons passé  la soirée  ensemble dans une petite caravane rose bonbon et ce matin nous avons assisté à  un concert de musique du Burkina avec lever de soleil sur le lac Léman.  Une manière de célébrer les 1000 premiers  kilomètres  de marche.

Dimanche 9 août....J 100!!!

 

Bertille nous a déposés vendredi midi vers Morzine et nous avons passé  la nuit près  du lac de Montriond. Samedi et dimanche nous avons cheminé à travers de nombreux alpages jusqu'aux chalets de Bise en passant par la chapelle d Abondance.  J'ai retenu la leçon des croyances limitantes et quand les vaches étaient un peu trop curieuses j'ai levé mes deux bâtons à l'horizontale devant elles et elles se sont arrêtées...bâtons magiques. 

Le lac de Montriond 

Des vaches, beaucoup de vaches . Beaucoup de portes de parcs à  franchir, des chicanes, des tourniquets, des passages canadiens...